Pierre Klossowski, une écriture des perversions



Les perversions sont un moyen rusé du corps pour accéder à la parole. Dans "Les Lois de l’hospitalité" de Pierre Klossowski, le corps finit par divulguer l’inavouable. Il s’écrit et impose la complicité de celui qui le regarde, de celui qui le lit.

 

Ecriture des perversions (I)

par Valérian Lallement,


Les perversions sont un moyen rusé du corps pour accéder à la parole... Les actualisations sous la forme de l’acte pervers des processus psychiques qui fondent les perversions sont envisageables dans l’ordre du langage. On pourrait montrer comment, tout en conservant sa souveraineté qui est sa nature, l’œuvre littéraire peut non seulement être élucidée à la lumière de la perversion, mais aussi comment cette liaison particulière permet à l’œuvre d’émerger.[en médaillon, Pierre Klossowski, photo (...)
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Ecriture des perversions (IV)

par Valérian Lallement,


L’impossibilité de formuler le phantasme - ou l’acte aberrant - dans le langage institutionnel implique que l’écriture des perversions agisse sur ce langage à la manière d’un outrage - d’un viol :
Le langage traditionnel dont Sade use lui-même avec une force prestigieuse, ce langage peut souffrir tout ce qui se conforme à sa structure logique : il se charge de corriger, de censurer, d’exclure, de taire tout ce détruirait cette structure : soit le non-sens. Décrire l’aberration, c’est (...)
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Ecriture des perversions (III)

par Valérian Lallement,


Le solécisme
Envisager une « écriture(s) des perversions » revient à envisager la manière dont peut se formuler le phantasme pervers.On suppose qu’il est une expérience initiale, qui forme la matière du phantasme. Expérience silencieuse qui pourtant contraint le sujet à la narration. C’est d’abord la manifestation paradoxale du phantasme qui produit le conflit et qui conduit le narrateur à une impasse - celle de l’énoncé du silence :
Si la parole exprime des choses que vous (...)
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Ecriture des perversions (II)

par Valérian Lallement,


L’écriture des perversions est le signe d’une expérience incommunicable qui se veut communiquer par la mise en question de l’usage régulier du langage. Ce qu’elle tente de communiquer ne se peut à partir d’un sujet qui parle : « Le verbe établit la durée du sujet pensant par la fiction du pronom personnel [...] » . Toute la Postface est écrite en italique.. Cette expérience ne se traduit pas en terme de contenu mais comme l’image problématique d’une relation entre l’expérience - en tant (...)
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