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Fatum

Le mardi 2 janvier 2007



Les vagues, féroces, frappaient le rivage, faisant se retourner sans pitié baraques et bateaux, rapetissant les hommes à de minuscules petits points, impuissants dans leur fuite. Un fuselage d’argent transperçait l’air, changeant et capricieux, occasionnellement violé par un rayon de lumière perforant l’atmosphère, comme pour bien stipuler l’existence d’une terre maudite, ici, sous ce ciel de Cornouaille. Dans les hauteurs, un coin crochu, un summum de gargouilles et d’images hérétiques assumées, un refuge pour apostat, un cloaque rêvé pour tarentules en chaleur, noires et ondulantes, le château du Vil.

Seigneur bandit surnommé le Vil, n’ayant de cesse d’agrandir ses domaines et d’asseoir sa puissance, le comte Ehoarn de Briac, prédisposé à la dureté du fer, comme son nom l’indique, et dont le souvenir se perpétua dans toute la Bretagne occidentale, ne dut pas seulement sa perte à l’existence de son premier-né comme la légende le proclama haut et fort ; ni à l’existence d’une seule femme, moi, Tristana ; ni même à Dieu qui vint à mon secours, mais à une tout autre force dont nous ne fûmes jamais que les pions, fatalité.

Terré comme un ermite, personne ne le vit jamais ou presque, aussi se colportèrent toutes sortes de portraits imaginaires, ce qui augmenta la terreur des villageois perfusés aux ragots. Certains se le figuraient moulé sous une cagoule noire, d’autres niché sous une capuche de bourreau, ou pire, sous une immense barbe, qui plus est... bleue ! Ce qu’ils ne savaient pas, en dépit de leur imaginaire prolifique, c’est que le Vil affectionnait pourtant la vadrouille, cheval sellé et visage pubescent masqué, et ce de la forêt de Carnoët jusqu’à Quimperlé, brouillant ainsi les pistes sur son compte, entretenant le mystère, auréolant sa misère infinie, camouflant ce qui le détruisait secrètement, sa laideur et sa médiocrité.

Le Vil incarnait le Grand Chef par excellence, aussi malgré son effroyable réputation, il réussit à se marier maintes fois, sa fortune aidant à convaincre les familles des malheureuses promises. La première, Argane, fut, pour sa part déjà cousue d’argent et donc prédisposée à la fortune, comme son nom l’indique, et fille d’un notable avide d’agrandir son fief. Le soir des noces, lorsqu’elle se vit soumise à ses lourds volumes, aspirée par une bouche filamenteuse de bave, elle crut à sa dernière heure, pourtant quelle fut sa surprise lorsqu’il l’obligea à l’écouter.
- Madame, il est une chose primordiale dont je dois vous parler, car avant de me connaître en corps, je veux vous savoir au courant de mon âme, aussi laissez-moi vous livrer mon secret : l’homme qui vous parle est un artiste !

Argane, immensément soulagée, soupira avec emphase, ce qui le fit se cabrer, irrité.
- Qu’est-ce à dire, Madame ?
- Oh pardon mon brave, fit-elle, gênée, montrez-moi donc votre art !
Ragaillardi, il se précipita hors du lit, fouilla dans les tiroirs de son secrétaire pour en extraire des feuillets qu’il lui exhiba tout en fierté sous le nez. À peine les eût-elle regardés que d’elle fusa une rigolade inextinguible, et à son faciès assombri, elle voulut se reprendre mais rien n’y fit ; à chaque fois que son regard se posât sur un de ces gribouillis noirs, elle crut mourir de rire tant cette abstraction n’eut lieu d’être, tant la bêtise qui s’en dégagea contrastait avec la cruauté de l’ogre en face d’elle. Si bien qu’elle crut vraiment à une farce lorsqu’elle perçut une émotion se dessiner au centre des tranches de lard qui lui servaient de paupières, sur ce faciès de cyclope transgénique, à douter qu’il ne se fut jamais agi d’un homme, mais plutôt du résultat d’une expérience ratée. Enfin elle se reprit, voulut s’excuser, mais le Vil se mit à rugir et l’empoigna d’une seule main, la traînant jusqu’aux oubliettes. Il regarda un instant son visage de naïve défaite, tira ses anglaises blondes d’une seule traite, et armé d’un coutelas d’argent, lui trancha la tête et les membres. Il jeta ensuite la curée d’icelle dans les douves, fit croire un temps à sa disparition, puis se remit à fureter, épousailles.

Izolda, laitance en guise de peau et flancs d’albâtre, était prédisposée à la beauté, comme son nom l’indique. Cette fois, plus prudent, il attendit un mois avant de lui révéler son secret.
- Ma mie, de toutes les femmes, vous êtes la mienne, et je vous dois le secret de mes longues absences dans ce cabinet où je m’isole sans vous autoriser à m’importuner.
- Dites-moi donc mon ami !
Il se leva d’un bond, se précipita derrière un paravent avant de réapparaître revêtu d’atours dignes du plus grand ténor d’opéra. Pointé devant elle, il baissa ses gros yeux et chercha l’inspiration, puis entama une aria d’une voix de fausset. Le ridicule de sa parure lyrique coulant sur ses chairs boursouflées la fit pouffer ; elle tomba, renversée, riant à se tenir les côtes, sidérée non tant par le comique mais par la discordance entre le carnaval commis et l’hideux dévoreur qu’elle connaissait.
Et le manège dura, aux larmes, si bien que le Vil l’empoigna comme il avait empoigné Argane pour la traîner au même souterrain ; le coutelas néanmoins brandit, devant tant de beauté, il ne put trancher cette fois. Il la tira par les cheveux jusqu’au cabinet secret où il s’exerçait habituellement à son art et où elle fut enfermée à jamais, à son tour portée disparue alors qu’elle continuait de vivre engeôlée à cette cachette fermée à triple tour, exhibant désormais sa solitude et sa beauté aux seuls yeux lubriques de son possesseur. Le Vil qui goûtait déjà au bonheur du propriétaire terrien, goûta également à celui du propriétaire humain à mesure qu’elle essuyait, humiliée, tous ses desideratas, punie au moindre faux-pas, fouettée à la moindre incartade, nourrie à la gamelle et livrée à quelques gueux que le Vil invitait sous le feu de quelque corruption et qui, évidemment, jamais ne ressortirent, oubliettes.

Malgré tout ce beau monde flottant la gueule ouverte dans les douves, l’appât du gain avait bon grain, aussi malgré l’ampleur du bavardage, le Vil trouva toujours promise. Laora, fille d’un grand chef cupide, fit son apparition couronnée de laurier et donc prédisposée à la fierté, comme son nom l’indique, et son port de tête en dit long sur sa lignée et sa témérité. Avec elle, il attendit bien trois mois avant de se dévoiler et, le soir fatidique, il s’avança, des monstres dégoulinant de sa bouche, la lourdeur des chairs ondulant à souhait comme pour mieux amadouer ce qui d’avance fut proscrit, pis encore lorsqu’il l’invita à l’écouter.
- Écouter quoi ? demanda-t-elle déconcertée.
- Moi ! dit-il, et il disparut dans son cabinet pour revenir avec une chose bizarre revêtue d’un long bourdon dont le chalumeau fut un petit hautbois à anche double, une cornemuse en somme, dans laquelle il souffla supplice, acariâtreté et détestation. Par millions des insectes se répandirent, tout sauf de la musique ! Interdite devant ce clown pansu tueur d’harmonie, n’ayant jamais de ses oreilles entendu une si grande volonté de détérioration, elle réagit nerveusement, en s’esclaffant d’un rire jaune et inextinguible, comme pour suppléer au choc, alléger l’inacceptable, elle, mariée à cette ânerie lourde... Il y eut refus mental et l’amorce d’une conversation pansement.
- Mon ami, vous êtes bien malgracieux, certes, je n’aurais toutefois jamais supputé chez vous une telle drôlerie...
Mais face à la saleté penaude bien vivante devant elle, pour se défendre et supporter, lui prit une nouvelle crise de rire. Le Vil, tout fouaillé, se défit de sa cornemuse avant de la détourner d’une seule salve contre elle, lui assénant un coup impromptu à la tête. Sonnée, la pauvre se fit traîner à son tour jusqu’en haut, sur un chemin de ronde ponctué de meurtrières.
- Jette-toi, satanée ! Dans son demi coma, elle refusa, suppliante et terrorisée, injustice.
- Monseigneur... !
- Jette-toi, te dis-je !
Et comme elle était Laora, prédestinée à la résistance des couronnés de laurier, il se chargea donc de la jeter lui-même car jamais elle n’eût pu de son plein gré passer par-dessus les remparts, une autre dans les douves.

Dans l’attente de trouver une autre promise, il se divertit en compagnie d’Izolda, son dictame qui, chaque jour, lui inspirait de nouvelles fantaisies artistiques qu’il s’empressa d’organiser avec maints vilains finissant inexorablement où vous savez, quand ils n’expiraient pas crucifiés ou bâillonnés, abandonnés des jours durant à leurs excréments jusqu’à ce que mort s’ensuive sous son regard placide, crayon en main, esquissant leurs postures endolories, exigeant d’eux la plus grande immobilité, le plus grand silence, intransigeant envers la moindre respiration qui, dérangeant sa concentration, convoquait fatalement l’appel des douves.

Cette fois, une année passa sans qu’il ne trouve promise ; il faut dire que ce qui grondait sur son compte jouxtait l’abomination. Il dut, ne serait-ce que pour ses rares sorties, traverser des forêts entières pour se divertir dans quelque lointaine taverne, et un soir qu’il s’empiffrait  un bœuf entier ne l’eût rassasié tant son appétit était féroce, un bœuf n’eût pu compenser son manque de promise ni réduire d’un carat sa laideur et sa médiocrité , il se mit également à boire sans espoir d’irriguer son aridité, invectivant la taverne entière afin de les sentir se trouver aussi mal que lui. C’est là qu’une vieille peau l’interpella dans une gouaille de sous-bois brutal fermenté au chouchen.
- Eh toi, le géant sous capuche, viens donc à moi !
Elle se traînait une sale réputation mais le Vil, soucieux de préserver puissance et seigneurie majesté, s’approcha titubant mais solide, feignant de ne rien craindre.
- Que me veux-tu, vieille ?
- Je suis l’Oracle, donne-moi ta main, Seigneur !
Comme en prise à un jeu, il tendit sa pogne, déjà méprisant.
- Tiens donc, vieille !
Immédiatement, aux lignes salement entrecroisées dans la viande duvetée, elle s’obscurcit, ce qui déjà sentait l’inquiétude.
Mon Valeureux, tu es donc si puissant ! Aucune de tes épouses n’a respecté ton secret mais aucune ne méritait un tel châtiment, châtiment que tu devrais réserver à la prochaine, car lorsqu’elle enfantera, c’est ton premier-né qui te tranchera au coutelas si point tu ne sévis à temps !
À la fois dédaigneux et troublé, il la balaya d’un seul geste, renversant tables, gobelets et tranchoirs sur son passage, quittant déjà les lieux, fou de rage. Pour se soulager, il empoigna un gueux qu’il traîna attaché à une corde, puis en saisit un autre qui, pour se passer les nerfs, finit sous la herse de son château. Enfin il héla ses gens et se fit porter de la carne, encore et toujours, un gigot cette fois, qui manqua de le faire éclater. Il se rendit in extremis au cabinet secret, soucieux de faire poser Izolda en vue de capturer le souvenir de la vieille prophétesse qu’il fallait désormais tuer, elle et sa médiumnité, à coup de crayon sur papier. Cependant accablé, il se résigna à tempêter jusqu’à l’épuisement, dessinant des swastikas inversés vrillés de mille corps torturés, dieux et déesses à ses pieds, désirs vains finalement noircis à sa sinistrose qui recouvrait tout, comme si la pression du taedium vitae trouvait une issue ici, sous l’amplitude gribouillis noir.

C’est à l’extérieur du comté, sur les terres de Saint-Aignan, qu’il demanda ma main à mon père, duc de son état, et qui sous le joug d’immenses difficultés financières, accepta de me livrer, moi, Tristana, maîtresse des révoltes et prédisposée au tumulte, comme mon nom l’indique, plutôt que ma sœur cadette, Soazig, prédisposée à la liberté, comme son nom l’indique également.

Très vite, j’eus conscience d’une bizarrerie ambiante, ça engeancait au salon, ça crissait au cabinet, cet odieux cachot tamisé de soufre, de quoi humer le pire. À moi, voyant où ça l’avait mené, il ne fit aucune révélation. J’eus toutefois la curiosité de découvrir l’essence du tramage de cette lourdeur secrète qui planait bas, à nous étouffer ; et nonobstant ses sévères mises en garde, lorsqu’il s’en fut allé pour un long voyage, j’inspectai les lieux à la loupe, découvrant ainsi une jeune femme mutique, dévastée et séquestrée, Izolda. Elle me confia sa persécution et tout le remuement des confidences qu’il lui faisait lorsqu’il succombait au cafard, quasiment en phase terminale, l’obligeant à poser dans une précision de chirurgien alors qu’il ne réussissait qu’à noircir des feuilles sans jamais restituer son image, excédé de ne pouvoir donner concrétion à aucune forme.
Cette femme avait donc connaissance de toutes ses failles, de son agacement permanent, de ses rognons de talent avorté, de ses nerfs qui eurent raison de ses épouses, de sa débarque de violence, à embrasser le plancher, à s’aplatir pour lui échapper.
Chaque jour, elle payait le prix de l’ostracisme dont il était l’unique maître d’œuvre et la menace de cette prophétie qui le bilait, et à cette révélation, je me sentis déjà contrainte de verser mon sang, moi, Tristana, désormais enceinte de l’animal, face à cette pauvre Izolda, à peine engrossée, elle aussi, par le même porc. Je délivrai l’innocente, lui octroyant quelques sous et des vêtements neufs, et, sur ses conseils, je me tins silencieuse au retour de l’Autre qui, très vite au courant de sa disparition ne put rien me dire de ce qu’il m’avait toujours caché. Il se vengea donc comme il le put, rendant la vie impossible aux gens de maison qui finirent par s’enfuir un par un. En revanche, concernant mon ventre, la tâche fut plus ardue. Au bout d’un temps, pas dupe, il m’asséna :
- Tu as enflé ou quoi ?
Je fus parfaite du tac au tac :
- J’ai juste pallié à votre absence en abusant de gâteries, mon ami.
Trois mois plus tard, j’eus toutefois bien du mal à cacher la croissance en mon sein et lorsqu’il me surprit brodant affectueusement de la layette, il se mit sur le champ dans une colère si noire qu’il déclara vouloir me tuer. J’entamai des prières à voix haute, évidemment il n’en eut cure.
- Je te coudrai dans un sac pour te jeter à l’eau si tu ne renonces pas à cette naissance !
Il me fit enfermer dans un appartement dans l’aile droite du château dans l’attente de l’avorteuse. Grâce à la complicité d’Izolda rôdant dans les parages, je réussis à m’enfuir. Les émotions me firent accoucher plus tôt que prévu et, prenant le nouveau-né dans mes bras, je poursuivis ma course. Lorsque le Vil découvrit mon évasion, sur son cheval, avec ses hommes d’armes, il se lança à mes trousses. Ce fut au sommet d’une colline qu’il me rejoignit, et d’un seul coup d’épée, me trancha la tête avant de repartir sans s’attarder sur le nourrisson mourant de faim auprès de mon cadavre. Or Dieu ne permit pas l’accomplissement d’une telle abomination, ainsi crurent les bonnes gens, naïfs et inconscients de cette force surnaturelle qui crochète sciemment l’ouvrage des coïncidences si parfaitement imbriquées à l’ouvrage d’un hasard illusoire. Mon frère, miraculeusement prévenu, alerta un thaumaturge et ils arrivèrent tous deux à grandes chevauchées. L’illustre rebouteux n’eut qu’un mot à dire et je me relevai, saisissant ma tête d’une main et mon enfant de l’autre, marchant vers des contrées d’abondance et de réparation où je pus enfin élever mon fils en paix.

Un jour, lorsqu’il fut un homme à son tour, mon fils, Charlou, fort et prédisposé à la virilité, comme son nom l’indique, entreprit à son tour un long périple pour rejoindre une hypothétique nécessité. Lors d’une halte dans une auberge, à mesure qu’il se restaurait, il vit une paysanne, charmante, affairée à un bichonnage des plus émouvants envers son enfant. Dans ce spectacle de maternage et de prévenances dorlotées, il y eut l’espace d’un désir, inexorablement lié à l’espace d’une souvenance. Puis tout trembla sous l’apparition d’un seul homme. De lui débordaient des vices inénarrables, de ces chenilles qui pendouillent plus loin qu’une monstrueuse tête de Méduse, à dire vrai proche d’une glu qui colle chaque innocent à ses trous comme pour mieux les combler. À son apparition, l’unanimité se recroquevilla ; il drainait, dans ses marécages de laideur, une vengeance et une frayeur giclant sous chacun de ses pas ; sa masse n’avait rien du joyeux ripailleur mais du croqueur et du gueulard, on l’eût crue dessinée un jour de haine, comme sortie d’un imaginaire sanguin. À coup sûr, de cette bouche répugnante devait surgir une voix de pipi, un petit jet strident, de ceux qui rendent la tête chaude et la violence aux faibles. D’ailleurs il ne l’ouvrit point, préférant donner un grand coup de poing sur la table et, en une minute il fit tout valser, poussant, jetant, détestant, crachant, agitant sa graisse et brandissant son glaive sur la première innocente qui lui tomba sous la main, la délicieuse paysanne. À ce point, Charlou sortit à son tour l’épée de son fourreau et avant que l’Immonde ne brandisse la sienne sur le cou de l’ingénue, il lui trancha la gorge. Immédiatement, il fut célébré par une liesse générale couronnée du sourire de l’angélique délivrée. Au sortir, la belle à son bras, une vieille l’interpella.
- Je suis l’Oracle, donne-moi ta main, Seigneur ! Comme en prise à un jeu, il tendit la main gauche, amusé.
- Tiens donc, vieille !
Immédiatement, aux lignes curieusement entrecroisées dans la chair, elle sourit, ce qui sembla de bon augure.
- Valeureux premier-né, voici la justice de la Trinité, la prophétie est enfin accomplie !
À ces mots fatidiques, des bastions s’écroulèrent, des courtines s’effondrèrent et le château du Vil, qui se trouvait à proximité, n’était plus. Quant à la belle paysanne, fille d’Izolda dont elle avait hérité la vénusté, et baptisée Aelig, ange, messagère et donc prédisposée aux révélations, comme son nom l’indique ; elle lui livra, candide, chemin faisant vers des soieries énamourées, l’histoire vraie de ce qui n’échappe à aucune résistance, l’histoire de ce qui lie et relie en un mot, destinée.

Helena de Angelis, PARIS 2006

Helena de Angelis

P.S. Retrouvez un récit de Helena de Angelis dans la revue Carbone.