Pendant que l’on sommeille ...
Le dimanche 14 mai 2006
Pendant que l’on sommeille, ils parlent de discrimination, de ségrégation, d’immigration sélective...
... ils parlent de sentiments de rencontres, ils parlent aussi de bons moments d’identité, d’économie de vie d’amour et de morts. Ils montent des discours ils démontent des parcours climatiquement sombres des êtres vomis forts par eux leurs moral leurs principes leurs haines leurs amours leurs gosses leurs villes bétonnées leurs bagnoles cracheuses leurs bords de mer / vacances leurs avions / là-bas / ils / Vont leurs horaires de boulot leurs cafés leurs maisons à la campagne leurs frigos plein archi plein bien plein ils exhibent leurs bides pleins leurs pensées violentes pleines leurs pleines couilles vidées sur des porno plein de grosses putes péchos par des hardeurs aux bites dégueus simulant visages de violeurs sans cerveau ils sont beaux / Plein « d’excitence » plein de gens visitent d’autres pays parce qu’ils ont du fric et pensent qu’ils sont seuls individus à reconnaître le mal des gens qui crèvent et plein de poubelles pleines empêchent les mecs bourrés de marcher droit sur les trottoirs entretenus soi-disant Ils parlent de bonheur de violence dans mes textes ou de grossièretés ou de vulgarité et moi plein de leurs mots insultes rejets remplissant ma gueule à ras le bord barre de mots en core de mots mots mots phrases style à dire suck it ou j’t’aime pas ou j’aime pas les êtres humains aucun même pas les pauvres même pas les gentils même pas les braves les justes les résistants les bénévoles les courageux les handicapés les mourants les mourus les merlans les mordus de dedans dans le temps qui m’cherchent et ils me cherchent alors je les chie sans points sans vie en vie envie de plein de liberté d’énervement de sang sué de moi et mes mots et mes textes ma mise en trop en trope misanthrope glauque défiant droit dans les yeux ceux qui oseront blesser ou tuer sous mes yeux qui crame mon immeuble encore ?
Allez je fais un sourire pour le fun pour faire plaisir pour faire croire que je suis drôle dedans L’y passer le temps de reconnaître le bon manège. Il fait froid et les ampoules couleur et les néons chiants envahissent les plafonds et les parois des manèges. Et je me balade barabapapa dans la main mes doigts collants un peu roses et mes rides coincées entre front et nez entre joues et lèvres en oblique. Je marche lentement carrément seul et les yeux qui tourne vite des fois - on dit parfois - dans les orbites. Et le jetons qui rentre pas dans la fente fuck ! Et l’auto tamponnera quand même parce que je bondis et pousse fort aggrippé par le consanguin qui surveille la piste et je rentre dedans je rentre dans les bagnoles des autres je leur fait bobo et je croque dans le rose de la barbe à papa et je me fait jeter dans la boue derrière la caravane à la con de ces forains merdiques vulgaires super musclés et bouffeurs de harengs "Arrête sale raciste ! Ta gueule !" et ils m’enquillent la gueule à coups de pieds bien durs et je leur dis : "Embauchez moi !". Et je leur cris : "Embauchez-moi !". Et je leur pleurs : "Embauchez-moi !" Et je leur évanouis mon corps :" Me laissez pas embaucher ailleurs." Yen. J’hopitale mon réveil.
Andy Verol
P.S. Découvrez le collectif Hirsute.