De l’exil, un jour, l’exilé se détourne. Il devient l’exilé de cet exil, comme si, ô paradoxe, l’exil était le lieu d’asile qu’il lui fallait, périodiquement, quitter. / Ainsi, au commencement, il y aurait eu l’exil, origine et raison de notre errance. / Je me suis senti l’exilé de l’exilé, le jour où je me suis reconnu juif. / Mais l’origine est, elle-même, transmise. Elle est le pas qui motive le pas.